BARBEDIENNE Ferdinand Fondeur en bronze, il a su développer l'invention d'Achille Collas permettant de reproduire une sculpture a n'importe quelle échelle. Ce procédé fit sa renommée a tel point que ses reproductions étaient très recherchées. La statue : Le buste est d'Henri Chapu. Sous celui-ci, on peut voir trois bronze grandeur nature qui sont l'oeuvre d'Alfred Boucher. (1850-1934) : L'inspiration avec un casque ailé Le travail tenant un marteau La "petite Boucher" au pied de la stèle. On remarque qu'elle tient le flambeau vers le bas en signe de deuil. Sculpteur (1810-1892) 
Les sépultures
ALAIN Emile Auguste Chartier Après l'Ecole Normale Supérieure et l'agrégation de philosophie, Alain enseigna à Pontivy, Lorient, Rouen puis à Paris dans plusieurs lycées (Condorcet, Michelet, Henry IV). Il était considéré comme un excellent professeur par ses élèves. Engagé en août 1914, il participa à la guerre jusqu'en octobre 1917. Son œuvre considérable a exercé une forte influence sur les jeunes générations de la période l'entre-deux-guerres. Philosophe (1868 - 1951)
ANTRANIK Général   Héros de l'Arménie (1866-1927)
ARAGO François Astronome et physicien, Arago fut aussi un homme politique apprécié. Il fit partie du Gouvernement provisoire de 1848 comme ministre de la Guerre et de la Marine. La loi sur l'abolition de l'esclavage porte sa signature. Il réalisa de très importants travaux scientifiques en astronomie et en physique.
Son buste en bronze a été réalisé en 1858 par son ami Pierre Jean David dit David d'Angers (1788-1856).
Savant, politique (1786-1853)
BALZAC Honoré de Honoré de BALZAC naquit à Tours le 20 mai 1799. Il fut d'abord pensionnaire chez les oratoriens au collège de Vendôme de 1807 à 1813. A partir de 1814, la famille Balzac s'installa à Paris et en 1816 Honoré s'inscrit à la faculté de droit ; il devint clerc de notaire dans l'étude de maître GUILLONET MERVILLE. En 1819, la famille déménagea à Villeparisis. Honoré, bien que reçu bachelier en droit, refusa de devenir notaire et d'accomplir ainsi le souhait de ses parents. Comme il manifesta une vocation littéraire, ces derniers l'installèrent dans une mansarde à Paris pour qu'il tente de réussir dans la carrière littéraire. Après plusieurs essais, il écrivit une tragédie en vers qui n'obtint pas de succès, Cromwell (1821). Il décida alors de changer et se mit à écrire des romans d'aventure. En 1822 il devint l'amant de madame de BERNY qui était de quinze ans son aînée. Elle devint sa confidente et lui apporta affection et conseils. Cette union devait durer dix ans. Il se lança dans les affaires et après avoir tenté d'être éditeur, imprimeur puis fondeur de caractères, il connut la faillite en 1828. Dès lors, malgré les sommes importantes qu'il réussit à gagner avec ses nombreuses œuvres, il ne cessa d'avoir des problèmes d'argent : son goût du luxe, son manque de rigueur dans sa gestion le condamnèrent à être poursuivi le restant de sa vie par les créanciers. Doté d'une puissance de travail hors du commun (il pouvait passer jusqu'à dix-huit heures d'affilées à sa table de travail), il créa un grand nombre d'œuvres : De 1829 à 1841 les chefs-d'œuvre se succédèrent : des romans philosophiques comme La peau de chagrin (1831), des romans qui analyse la société comme Le Médecin de Campagne (1833), des contes comme les contes drôlatiques (1832-1837), des romans de mœurs que sont Eugénie Grandet ( 1833) et le Père Goriot (1834-1835)…Balzac se lança dans une entreprise gigantesque qui resta inachevée : La Comédie Humaine (1842-1850) qui comprend quarante-six romans. Il produisit une œuvre titanesque : pas moins de quatre-vingt-onze romans et plus de deux mille personnages…Il mourut d'épuisement le 18 Août 1850 à Paris.
Le buste qui surplombe la tombe d'Honoré de BALZAC est l'œuvre de DAVID D'ANGERS. On peut y lire l'inscription : "A son ami de Balzac, David d'Angers 1844". Ce buste en bronze est la réplique de celui en marbre que DAVID D'ANGERS avait offert à son ami et qui est aujourd'hui à la Maison de BALZAC à Paris.
Écrivain (1799-1850)
BLANC Louis   Historien, politique (1811-1882)
PROUST Marcel Marcel Proust est né le 10 juillet 1871 au "village d'Auteuil". Dés son enfance, il présente une santé délicate…A 9 ans il manquera de mourir d'une "crise brutale de suffocation" : ce sont les premiers signes de la maladie qui sera source de souffrances pour toute sa vie et qui finira par l'emporter.
Fils d'un grand médecin, le professeur Adrien Proust, il réussit ses études malgré une santé fragile (de nombreuses absences quelquefois prolongées ne l'empêcheront pas de faire des études normales). Il passe ses vacances à Illiers, paradis de son enfance, situé à 25 kilomètres de Chartres sur les bords du Loir, qui sera une source d'inspiration pour l'élaboration de son roman "A la recherche du temps perdu".
Il suit l'enseignement de Bergson, à la Sorbonne, qui jouera un rôle important dans sa pensée. Il fréquente la société bourgeoise et aristocratique et devient un observateur attentif de son époque.
En 1898, il défend la cause du capitaine Dreyfus.
Après la mort de son père en 1903 et de sa mère en 1905, il se consacre pleinement à son oeuvre. Il publie en 1913 "Du côté de chez Swann" qui est le premier volume de la série "A la recherche du temps perdu" dont les derniers romans ne seront publiés qu'après sa mort ("Le temps retrouvé" paraît en 1927).
A partir de 1916, il vit replié à son domicile en proie à des problèmes sentimentaux, avec une santé qui ne cesse de se dégrader. Le 10 décembre 1919, il obtient le prix Goncourt pour son roman "A l'ombre des jeunes filles en fleurs".
Il meurt le 18 novembre 1922 en laissant une oeuvre titanesque.
Ecrivain (1871-1922) 
CAMBACERES Jean-Jacques de   Politique (1753-1824)
DEL DUCA Cino   Éditeur (1899-1967)
DEMIDOFF Marie-Elisabeth   Princesse (1778-1818)
FABIEN Colonel   Résistant (1919-1944)
GERICAULT Théodore   Peintre (1791-1824)
HEDAYAT Sadegh   Écrivain (1903-1951)
APOLLINAIRE Guillaume Guillaume Apollinaire a été tout à la fois poète, critique d'art, essayiste, conteur et chroniqueur. Engagé volontaire au cours de la première guerre mondiale, il est blessé a la tête en 1916 et meurt de la grippe espagnole en 1918. Il repose ici en compagnie de sa femme, Jacqueline, décédée en 1967. Sur la dalle de marbre, on peut lire un poème : "Je me suis enfin détaché De toutes choses naturelles Je peux mourir mais non pécher Et ce qu'on n'a jamais touché Je l'ai touché, je l'ai palpé Et j'ai scruté tout ce que nul Ne peut en rien imaginer Et j'ai soupesé maintes fois Même la vie impondérable Je peux mourir en souriant Habituez-vous comme moi A ces prodiges que j'annonce A la bonté qui va régner A la souffrance que j'endure Et vous connaîtrez l'avenir. " Sur la tombe, figure un calligramme en forme de coeur : "mon coeur pareil à une flamme renversée. " Poète (1880-1918) 
BAUDRY Paul-Jacques-Aimée Peintre très renommé, prix de Rome et membre de l'Académie des Beaux-arts, il est l'auteur des peintures décorant le foyer et les galeries de l'opéra de Paris (le Palais Garnier).

Le monument funéraire se présente sous la forme d'un sarcophage en marbre noir. Il fut réalisé par son frère, l'architecte Ambroise Baudry, en 1880. Il est surmonté d''un buste en bronze.

La Renommée, également en bronze, rappelle La Glorification de la loi que Baudry a peinte pour le plafond de la Cour de cassation. On peut voir une allégorie de la peinture, à gauche, à proximité de la palette de l'artiste. Les sculptures ont été réalisées par Paul Dubois (1829-1905) et Antonin Mercié (1845-1916).
Peintre (1828-1886)
DELESCLUZE Charles-Léon Homme politique et journaliste né à Dreux, Charles-Léon DELESCLUZE fut le dernier délégué à la Guerre de la Commune. Il trouva la mort durant la semaine sanglante, le 25 mai 1871, sur la barricade qui menait du boulevard Voltaire à la rue du Château-d'Eau. Politique, journaliste (1809-1871)
FAURE François Félix Né à Paris, il fut Président de la République de 1895 à 1899. Il favorisa l'alliance franco-russe et fut un partisan de la conquête de Madagascar. Il s'opposa à la révision du procès contre le Capitaine DREYFUS. Victime d'une crise cardiaque il décéda brutalement le 16 février 1899 alors qu'il se trouvait en galante compagnie dans un Salon de l'Elysée.
Sa tombe est un gisant réalisé par le sculpteur René de SAINT-MARCEAUX (1814-1915). Cette sculpture représente le Président enveloppé dans les drapeaux français et russe.
Politique (1841-1899)
BERNARD Claude Médecin, physiologiste, Claude <b>BERNARD est né à Saint-Julien (Rhône) le 12 juillet 1813.
Ses découvertes et ses conceptions sont à l'origine de la médecine moderne. C'est de 1843 à 1860 que ses travaux le rendirent célèbre. Le gouvernement créa spécialement pour lui une chaire de physiologie générale à la Faculté des Sciences.
Parmi ses nombreuses découvertes, il mit en évidence le rôle du pancréas dans la digestion des corps gras et la fonction glycogénique du foie ; il étudia le système nerveux ainsi que la physiologie du sang. C'est lui qui, le premier, révéla l'importance des réserves et des régulations dans l'organisme. Son grand mérite est d'avoir fait passer la Physiologie de son état de Physiologie expérimentale à son état de Physiologie générale
Dans son célèbre ouvrage " Introduction à la médecine expérimentale" (1865) il expose les principes de l'expérimentation et de la recherche ainsi que sa pensée philosophique.
Membre de l'Académie des Sciences en 1854, Professeur au Collège de France en 1855, il devint Membre de l'Académie de Médecine en 1861.
En 1868, il devint Professeur de physiologie générale au Muséum d'Histoire Naturelle et en 1869, Sénateur, Membre de l'Académie française.
Savant, médecin (1813-1878) 
ZAVATTA Achille   Artiste, Clown (1915-1993)
VISCONTI Louis   Architecte (1791-1853)
WILDE Oscar   Ecrivain (1854-1900)
VERNEUIL Louis   Auteur dramatique (1893-1952)
THIERS Adolphe   Politique, historien (1797-1877)
SINTZHEIM David   Grand rabbin (1745-1812)
SIGNORET Simone   Actrice (1921-1985)
SIEYES (abbé E. )   Politique (1748-1836)
SEURAT Georges Né le 2 décembre 1859 à Paris, Georges SEURAT, peintre et dessinateur, commence par s'initier à la peinture avec son oncle durant ses années de collège de 1869 à 1874. En 1875, il suit les cours de dessin du soir dans une école municipale puis, en février 1878, il intègre l'Ecole des Beaux-Arts. Il rejoint l'atelier d'Henri LEHMANN, ancien élève d'INGRES. En 1880, il loue un atelier à Paris (19 rue de Chabrol) où il réalise ses premières œuvres. En 1882 et 1883, il se consacre au dessin. Nourrissant sa réflexion sur l'art à l'aide de lectures qui jouent un grand rôle dans l'orientation de son œuvre, il ne cesse jamais d'apprendre et pousse toujours plus loin sa recherche. Celle-ci va déboucher sur une véritable révolution picturale : en 1884, Il commence à peindre une toile, L'Ile de la grande Jatte.
En 1885, il y applique une découverte fondamentale pour sa science picturale : le point et la division du ton. Il reprend sa toile afin de la retoucher à l'aide d'un travail minutieux qu'on désigne sous le nom de « divisionnisme », appelé aussi « pointillisme ». Les points sont destinés à mieux distribuer la lumière. Il "divise" les couleurs afin d'obtenir un effet optique optimal. Grâce à cette technique, il divise le ton et réalise une touche très petite et ronde différente de la touche en virgule des impressionnistes. Bientôt, d'autres peintres emprunteront cette technique révolutionnaire.
L'année 1887 voit la naissance du groupe néo-impressionniste avec, entre autres, Paul SIGNAC, Albert DUBOIS-MILLET, Charles ANGRAND. SEURAT entretient des relations amicales avec SIGNAC. Ensemble, ils deviendront les Chefs de file du néo-impressionnisme.
Le style de SEURAT a été qualifié de « chromo-luminarisme », terme qui désigne la technique consistant à pratiquer la peinture avec des "couleurs lumières", en faisant appel à des "couleurs pigmentaires" à l'état pur. En 1890, au terme d'une élaboration complexe, G. SEURAT formule ses réflexions sur l'esthétique et la technique.
C'est entre 1886 et 1889 qu'il a connu son plus grand succès, avant de mourir 2 ans plus tard, à l'âge 31 ans, le 29 mars 1891. Malgré une vie brève, Il a laissé une œuvre importante et équilibrée qui a ouvert la voie à l'art du XXème siècle. Parmi ses oeuvres, à côté de L'Ile de la grande Jatte, on peut citer Les poseuses (1888), Le Cirque (1890-1891).
Peintre (1859-1891)
ROSSINI Gioacchino   Musicien (1792-1868)
PERIER Casimir   Politique (1777-1832)
PANHARD Paul   Industriel (1881-1969)
OPHULS Max   Cinéaste (1902-1957)
NOHAIN Jean   Animateur (1900-1981)
NOAILLES Anna de   Poètesse (1876-1933)
MOULOUDJI Marcel   Chanteur (1922-1994)
MONTFORT Sylvia   Comédienne (1923-1991)
MERLEAU-PONTY Maurice   Philosophe (1908-1961)
LYOTARD Jean-François   Philosophe (1925-1998)
LAZAREFF P. et Hélène   Journalistes (1907-1972)
KELLERMANN François   Maréchal (1735-1820)
HAHNEMANN C. S.   Créateur de l'homéopathie (1755-1843)
GOBETTI Pietro   Écrivain, politique (1901-1926)
GOBERT Jacques N.   Général (1760-1808)
GARNIER-PAGES L. A.   Politique (1803-1878)
FALGUIERE Alexandre   Sculpteur (1831-1900)
ENESCO Georges Violoniste et compositeur roumain, Georges ENESCO est né en 1881 à Liveni, village situé au nord de la Moldavie. Il a acquis la célébrité comme interprète, violoniste, pianiste, chef d'orchestre mais c'est avant tout un compositeur. Il a joué un rôle de premier plan dans l'histoire de la musique roumaine non seulement comme musicien, mais aussi en étant à l'origine des plus grandes institutions musicales de ce pays. Très grand pédagogue, il a fondé l'Ecole Roumaine. Pourtant, ENESCO est plus connu comme virtuose que comme compositeur ou pédagogue. Il a été le professeur de Yehudi MENUHIN.
En dehors des deux Rapsodies roumaines et de la 3<SUP>ème</SUP> Sonate pour violon et piano , ses œuvres sont peu jouées alors qu'elles font partie des plus novatrices de l'époque.
Musicien (1881-1955)
DUPUYTREN Guillaume   Chirurgien (1777-1835)
DU MANOIR Yves   Aviateur, rugbyman (1904-1928)
DODU Juliette   Héroïne (1848-1909)
DAVID D'ANGERS Pierre   Sculpteur (1788-1856)
DAUMIER Honoré   Caricaturiste (1808-1879)
CUVIER Georges Né en 1769 à MONTBELIARD, Georges CUVIER s'est passionné très tôt pour l'histoire naturelle en lisant un ouvrage sur BUFFON qu'il avait trouvé dans la bibliothèque de ses parents.
Grâce à lui, l'anatomie comparée et la paléontologie ont acquis leur statut de disciplines scientifiques. Ses travaux ont joué un rôle important dans le développement des sciences de la vie depuis le début du 19ème siècle. Il compara les espèces fossiles à celles vivantes et entrepris ainsi une classification du règne animal.
En 1799, il pris la succession de DAUBENTON à la chaire d'histoire naturelle du Collège de France et en 1802, devint Professeur au Jardin des Plantes de PARIS. Dès lors, il fut comblé de charges et d'honneurs par les différents régimes : en 1803, il fut nommé Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences ; en 1808 il entra au Conseil de l'Université et devint, en 1813, Maître des requêtes ; sous la Restauration, il fut Conseiller d'Etat, Chancelier de l'Instruction Publique et, en 1831, Pair de France.
Savant (1769-1832)
COURTELINE Georges C'est dans les petites comédies gaies que COURTELINE a connu le plus de succès. Il a dominé le théâtre comique des années 1900. De son père Jules MOINEAUX, chroniqueur humoriste de la Gazette des tribunaux, il a hérité de dons innés pour la caricature.
Au retour de son service militaire, à Bar-le-Duc, ses souvenirs de caserne lui inspirent de véritables satires de l'armée sous forme de romans drolatiques. A la critique des « sous-off », succède, au cours de ses promenades dans Paris et de la fréquentation des cafés, celle des fonctionnaires bureaucrates et de la justice.
Avec un énorme talent, il s'attaque aux ridicules et travers de son temps. Ses personnages appartiennent à l'humanité moyenne, à la médiocrité. Chez lui, la vision de la société, toujours drôle révèle un fond de pessimisme, revêtu d'une vive observation de la réalité quotidienne.
Écrivain, humoriste (1858-1929)
COMTE Auguste Voulant transformer la science en philosophie et la philosophie en religion, Auguste COMTE a fondé, en 1847 la religion de l'humanité qui peut se résumer en une devise : " Ordre et Progrès ". Il est aussi considéré comme le fondateur de la sociologie qu'il décrivait comme une "physique sociale".
Après avoir intégré l'Ecole polytechnique à 16 ans puis en avoir été renvoyé deux ans plus tard, Auguste COMTE est devenu Secrétaire de SAINT-SIMON de 1817 à 1824. Dès 1826, il a commencé à enseigner les premiers éléments de sa philosophie positive mais des problèmes de santé l'ont conduit à interrompre son enseignement qu'il n'a pu reprendre qu'en 1829.
Avec son Cours de philosophie positive (1830-1842), il a fondé le système du positivisme. Il est devenu répétiteur d'analyse et de mécanique rationnelle à L'Ecole polytechnique de 1832 jusqu'en 1844, année où il perdu sa place au sein de cette grande école. Ses admirateurs lui ont alors apporté une aide matérielle sans laquelle il serait tombé dans la misère. Cette même année, il a connu un grand amour platonique avec Clotilde de VAUX décédée en 1846. Cette relation l'a influencé et l'a conduit au mysticisme.
Ses idées politiques l'ont conduit à s'opposer à la monarchie de Juillet et à soutenir la révolution de 1848, année où il a donné naissance à la Société positiviste. Par la suite, il est devenu un adversaire déterminé de Napoléon III.
Auguste COMTE a laissé une œuvre importante, non seulement avec sa Philosophie positi ve mais aussi avec son Système de politique positive (1851-1854). Malgré cela, il n'a pas été reconnu de son vivant.
En 1985 sa tombe a été ornée d'une Grande Maternité en bronze, œuvre d'un sculpteur brésilien contemporain, Henrique-Batista da Silva Oli-veira
Philosophe, positiviste (1798 - 1857)
CLEMENT Jean-Baptiste   Auteur de chansons (1836-1903)
CHAMPOLLION Jean-François C'est grâce à la ténacité de ce jeune savant que le déchiffrage de l'écriture égyptienne à été rendu possible.
En 1820, il réussit à établir une correspondance entre les signes égyptiens et les lettres grecques. Grâce à cette découverte, on pouvait enfin lire des mots transcrits du grec en caractères hiéroglyphiques.
Ses recherches lui ont permis d'élaborer une grammaire de la langue égyptienne et de commencer un dictionnaire qui est resté inachevé au moment de son décès en 1832.

Sur sa tombe s'érige un obélisque.
Égyptologue (1790-1832)
BOISSY D'ANGLAS F.   Politique (1780-1850)
BIZET Georges   Musicien (1838-1875)
BERNHARDT Sarah   Actrice (1844-1923)
BERNARDIN de S. PIERRE   Ecrivain (1737-1814)
BELLINI Vincenzo Compositeur de musique italien, auteur d'opéras, Vincenzo BELLINI est né à Catane (Sicile). Il exerça une forte influence sur F. CHOPIN. Il composa onze opéras, parmi lesquels La Norma (Norma,1831 ). En 1833, il vint à Paris et composa Les Puritains ( I Puritani di Scozia , 1835).
Atteint par la maladie, il décéda à l'âge de trente-quatre ans à Puteaux. Son corps a été transféré dans la Cathédrale de Catane en 1876. Le monument funéraire du cimetière du Père-Lachaise est un cénotaphe.
Musicien (1801-1835)
BEAUMARCHAIS Pierre   Écrivain (1732-1799)
ASTURIAS Miguel Angel Poète, écrivain et diplomate guatémaltèque, qui obtint le prix Nobel de littérature en 1967. Il acheva sa vie exilé à Madrid.
La stèle en béton moulé a été fabriquée au Guatemala. Ornée de motifs mayas, elle rappelle qu'ASTURIAS était indien par sa mère. <FONT size=5>
Écrivain, prix Nobel (1899-1974)
COLETTE   Écrivain, femme de lettres (1873-1954)
DAUDET Alphonse   Écrivain (1840-1897)
DAVID Jacques Louis   Peintre (1748-1825)
DENON Vivant   Archéologue (1747-1825)
DESPROGES Pierre   Humoriste (1939-1988)
ELUARD Paul   Poète (1895-1952)
FOY Maximilien S.   Général (1775-1825)
GOUVION SAINT-CYR   Maréchal de  (1764-1830)
INGRES Dominique   Peintre (1780-1867)
MELIES Georges Illusionniste et cinéaste, Georges MELIES naquit à Paris le 8 décembre 1861. Inventeur du spectacle cinématographique, il composa une syntaxe du cinéma.

Attiré très tôt par le milieu de la scène, il commença comme prestidigitateur, présenta ses spectacles à la galerie Vivienne et au cabinet fantastique du musée Grévin puis, il parvint à reprendre le théâtre de Robert HOUDIN.
Fasciné par l'invention des frères LUMIERE, le cinématographe, il transforma le théâtre en salle de projection pour proposer un nouveau type de spectacle : les films cinématographiques.

Il tourna en plein air, ajouta le son d'un phonographe et créa les premiers décors utilisés au cinéma. Il fit construire le premier "Théâtre de pose" situé à Montreuil-sous-Bois (93) et fonda la "Star-film" qui devint la "Manufacture de films pour cinématographes".

MELIES fut le premier metteur en scène. Il utilisa, à cet effet, ses propres scénarios. Il réalisa ses films qu'il commercialisa en France et à l'étranger.
Toutefois, le ciel s'assombrit pour lui et il finit par être ruiné à la suite de nombreux revers.

Entre 1895 et 1913, il réalisa plus de 500 films avec des trucages époustouflants pour l'époque : "L e voyage dans la lune" (1902), " 20. 000 lieues sous les mers" (1907).

Ce magicien avait pour devise " Le monde à la portée de la main. "
Il est mort le 22 janvier 1938 à l'âge de 77 ans.
Cinéaste (1861-1938)
Monument aux Morts
MURAT famille   Maréchal, roi de Naples (1767-1815)
MUSSET Alfred de Alfred de MUSSET est né à Paris en 1810. Après de brillantes études au Lycée Henri IV, il hésite car tout l'intéresse : la littérature, le dessin, la médecine, la musique ou encore l'Ecole Polytechnique (choix qui plairait à ses parents). Encouragé par la rencontre avec Victor HUGO et l'intérêt qu'il suscite chez NODIER, SAINTE-BEUVE, VIGNY, il choisit la carrière littéraire.
En 1828, il est introduit dans le Cénacle romantique. Considéré comme l'enfant prodige du romantisme, Il suscite l'admiration.
En 1830, MUSSET a 20 ans. Il fait son entrée dans le monde des lettres avec un succès " Les contes d'Espagne et d'Italie" mais il échoue avec " La nuit Vénitienne".
Cette même année, Il écrit un recueil : " Un spectacle dans un fauteuil". <o:p></o:p>
En Juillet 1830, il est sur les barricades pour participer à la révolution contre le régime de Charles X.
En 1833, il publie " Les caprices de Marianne" et en 1834, " Fantasio", "On ne badine pas avec l'Amour" et " Lorenzacchio" qui est un véritable chef d'œuvre du drame romantique. Cette année 1833 sera celle où il rencontre Georges SAND et voyage avec elle en Italie. Il vivra avec elle une relation où alternent réconciliations et ruptures. Il révèlera ses souffrances dans " Confession d'un Enfant du Siècle" (publié en 1836) et dans une série de poèmes : " Les nuits" (1835-1837).
Au cours des années 1835-1840, MUSSET publie des comédies : " Le chandelier" (1835), " Il ne faut jurer de rien" (1836), des nouvelles ainsi que des poèmes satiriques.
1840 : Il a trente ans et son cœur, dit-il, "est tout à jamais fermé". Il est épuisé par la vie qu'il a menée, l'abus d'alcool le détruit nerveusement, sa santé est chancelante, menacée d'une maladie de cœur.
Quelques comédies seront publiées mais son inspiration poétique n'est plus au rendez-vous. Il meurt en 1857.
Écrivain (1810 - 1857)
NADAR Félix   Photographe (1820-1910)
NERVAL Gérard de   Écrivain (1808-1855)
PARMENTIER Antoine   Agronome (1737-1813)
PETRUCCIANI Michel   Pianiste (1962-1999)
RACHEL   Actrice (1821-1858)
RASPAIL François   Politique (1794-1878)
ROTHSCHILD James de   Banquier, Industriel (1845-1934)
SCHOELCHER Victor   Politique (1804-1893)
MONTAND Yves   chanteur, comédien (1921-1991)
THOREZ Maurice   Politique (1900-1964)
JOUHAUX Léon   Syndicaliste, prix Nobel (1879-1954)
CHAPTAL Jean   Savant, politique (1756-1832)
BONNE MAMAN   Spirite (1821-1908)
STEIN Gertrude   Femme de lettres (1874-1946)
ASTIER Emmanuel d'   Politique (1900-1969)
BARRAS Paul
Paul BARRAS est issu d'une famille provençale noble. Après être entré dans l'armée à seize ans, il participe à la guerre aux Indes mais à l'indépendance, démissionne. Quelques années plus tard, il fait carrière dans la politique : il est élu Député du Var à la Convention. Il siège à la Montagne et vote la mort de Louis XVI.
Délégué au siège de Toulon, il apprécie le jeune Bonaparte et le fait bénéficier d'une promotion. Le 9 Thermidor, il dirige l'action militaire qui entraîne la chute de Robespierre. Promu Général, il devient Commandant en Chef de l'Armée de l'Intérieur. Membre du Directoire Exécutif en 1795, il est le seul à y rester durant les quatre années du régime. Le 18 Brumaire, Bonaparte obtient sa démission. Après avoir réussi à prendre le pouvoir, Bonaparte se débarrasse de lui en le mettant à l'écart puis en le faisant emprisonner.
BARRAS retrouve sa liberté en 1814 et poursuit une existence paisible, sans être inquiété par la suite : il sera le seul régicide à échapper à la loi d'exil du 12 janvier 1816.
Politique (1755-1829)
BIENVENÜE Fulgence   Père du Métro (1852-1936)
BRANLY Édouard   Savant (1844-1940)
BRASSEUR Pierre   Comédien (1905-1972)
BRILLAT-SAVARIN A.   Gastronome (1755-1826)
CAILLEBOTTE Gustave   Peintre (1848-1894)
CALLAS Maria   Cantatrice (1923-1977)
CHERUBINI Luigi   Musicien (1760-1842)
CONSTANT Benjamin   Écrivain, politique (1776-1830)
COQUATRIX Bruno   Entrepreneur de spectacles (1910-1979)
COROT Jean-Baptiste Camille   Peintre (1796-1875)
DAC Pierre   Humoriste (1893-1975)
DALADIER Édouard   Politique (1884-1970)
OUSSEKINE Malik   Étudiant (1964-1986)
DUCLOS Jacques   Politique (1896-1975)
DUNCAN Isadora   Danseuse (1878-1927)
ERNST Max   Peintre (1891-1976)
LEDRU-ROLLIN Alexandre   Politique (1807-1874)
GAY-LUSSAC Louis   Savant (1778-1850)
GEOFFROY SAINT-HILAIRE   Savant, naturaliste (1772-1844)
GUESDE Jules   Politique (1845-1922)
GRAPPELLI Stéphane   Violoniste (1908-1997)
HAUSSMANN Georges   Préfet de la Seine (1809-1891)
LA FONTAINE Jean de Jean de LA FONTAINE naquit à Château-Thierry le 8 juillet 1621.

Son père était maître des eaux et forêts et capitaine des chasses. Sa mère, d'origine poitevine, était de bonne famille. Le jeune LA FONTAINE étudia le latin au collège de Château-Thierry. En 1641, à l'âge de 20 ans, croyant avoir une vocation monastique, il entra à l'Oratoire, rue Saint Honoré, à Paris. Mais au bout de peu de temps, il rejeta ce choix et quitta la théologie pour suivre des études de droit. En 1649, il obtint un diplôme d'avocat au Parlement de Paris.

En 1647, il épousa, par un mariage de complaisance, Marie HENICART (âgée de 14 ans) mais ce ne fut pas une union heureuse. En 1658, LA FONTAINE s'installa à Paris et les époux se séparèrent. En 1652, alors âgé alors de 31 ans, il devint maître des eaux et forêts (charge qu'il vendit intégralement en 1672). Dès qu'il le pouvait, il se rendait à Paris pour fréquenter les sociétés libertines. Sa vocation poétique ne cessait de croître au fil de ses lectures et de ses rencontres. Aux alentours de 1657, il devint le protégé du surintendant FOUQUET pour lequel il composa le poème d'Adonis. Grâce à son protecteur, il pu connaître MOLIERE, RACINE, Mme de SEVIGNE… Il entra au service du surintendant et lui dédia le "Songe de Vaux" ainsi qu'une trentaine de poèmes. Les quatre années passées à Vaux, résidence de son protecteur, lui permirent de parfaire sa connaissance de la nature humaine. Lorsque FOUQUET tomba en disgrâce, il resta son farouche défenseur, ce qui lui valut l'hostilité de COLBERT, puis celle de Louis XIV. Après la mis à l'écart de FOUQUET en 1661, il put heureusement trouver d'autres appuis : il résida chez la Duchesse douairière d'Orléans, fréquenta les salons et publia ses "Contes et Nouvelles" en vers (1664-1666). Mais c'est le « Premier recueil des Fables » , paru en 1668 qui lui assura la célébrité.
Après la mort de la Duchesse d'Orléans survenue en 1672, LA FONTAINE devint l'hôte de Mme de la SABLIERE. Le « Second recueil des Fables » (VII à XI), paru en deux tomes en 1678 et 1679.
En 1683, LA FONTAINE fut élu, non sans mal, à l'Académie Française.

La vieillesse et la maladie le décidèrent à se convertir en 1692. Il arrêta d'écrire des « Contes » et se mit à traduire des « Hymnes et des psaumes ». Il mourut en 1695 , quelques mois après avoir publié le « Livre XII des Fables ».

Le monument funéraire de LA FONTAINE et celui de MOLIERE, réunis dans un même enclos, furent réalisés par l'architecte Etienne GODDE.
Écrivain (1621-1695)
LAURENCIN Marie   Peintre (1883-1956)
LESSEPS Ferdinand de   Créateur du canal de Suez (1805-1894)
MASSENA André   Maréchal (1758-1817)
MODIGLIANI Amedeo Né à Livourne, MODIGLIANI montre très tôt des dons pour le dessin. Malgré une santé fragile dès son enfance, il acquiert une solide formation artistique en peinture : d'abord à l'Ecole des Beaux-Arts de Livourne puis, à celles de Florence et de Venise.
Arrivé à Paris au cours de l'hiver 1905-1906, il commence par s'établir à Montmartre où il séjournera quelques années. C'est là que se sont réunis les impressionnistes du Groupe des Batignoles ; c'est là qu'ont séjourné VAN-GOGH, TOULOUSE-LAUTREC… Montmartre attire les jeunes artistes qui veulent mener la vie de bohème pour libérer leurs forces créatives. .
Par la suite, MODIGLIANI choisit Montparnasse : c'est là qu'il réalisera la presque totalité de ses œuvres tout en participant avec ses amis à la vie des "années folles".
A partir de 1909, il occupe l'un des ateliers de la Cité Falguière, derrière la gare Montparnasse, dans le XVème arrondissement. Il admire les maîtres italiens du Moyen-âge et de la Renaissance dont il suspend les reproductions au mur de son atelier. La seule influence que MODIGLIANI accepte est celle de CEZANNE dont il a l'occasion d'admirer les œuvres au cours de la rétrospective présentée au Salon d'automne 1907.
La rencontre du sculpteur BRANCOUSI (arrivé de Roumanie en 1904) représente un tournant important dans l'évolution de l'œuvre de MODIGLIANI : encouragé et aidé par BRANCOUSI, il apprend la sculpture et s'y consacre pendant plusieurs années, renonçant à la peinture. Il ne revient à celle-ci qu'en 1915. Ce passage par la sculpture est fertile pour la suite de son œuvre : elle lui permet de se libérer des contraintes de la tradition réaliste enseignée à l'Ecole des Beaux-Arts. Au-delà de cette expérience passagère de sculpteur, la pratique constante du dessin joue un rôle de premier plan dans l'évolution de sa peinture : capacité à saisir l'essentiel de l'accessoire, importance accordée à la ligne et à sa fonction constructive.
En 1914, la guerre isole MODIGLIANI qui voit la plupart de ses amis mobilisés ou enrôlés volontairement. Cependant, sa rencontre avec le poète Léopold ZBOROWSKI qui est marchand de tableaux va jouer un rôle essentiel : ZBOROWSKI lui procure une aide matérielle et le soutient, l'encourage… Conséquence : la production de MODIGLIANI ne tarde pas : dès 1915, celle-ci augmente de façon régulière et en moins de 5 ans, il réalise plus de trois cents tableaux, tous de grande qualité.
Mais cette vie passionnée va trouver son terme de façon brutale. La tuberculose aggravée par la vie agitée que mène - comme on l'appelle - ce "Prince de la Bohème", a raison de lui : il meurt tragiquement et prématurément le 25 janvier 1920, alors qu'il n'a que 36 ans à l'hôpital de la Charité, à Paris (rue des Saints-Pères) là où existe aujourd'hui, la nouvelle Faculté de Médecine.
Ce n'est qu'après sa mort que sa renommée va s'étendre au-delà d'un petit cercle d'artistes et d'écrivains.
Peintre (1884-1920)
MONGE Gaspard Scientifique de bonne heure (il enseigne les sciences physiques dès l'âge de seize ans), Gaspard MONGE est avant tout un mathématicien.
Sur le plan politique, il s'engage pour défendre les idées de la Révolution et devient Ministre de la Marine. Il participe ensuite aux travaux du Comité de Salut Public. Il organise les poudreries et fonderies de l'Etat. Il prend part à la création de l'Ecole Normale au sein de laquelle il enseigne la géométrie. Il fonde ensuite l'Ecole Polytechnique où il donne des cours de géométrie descriptive.
Avec son ami BERTHOLLET, iI réussit à convaincre de nombreux savants de se joindre à eux pour accompagner le Général BONAPARTE en Egypte. Une centaine de savants, avec de jeunes élèves des grandes écoles forment "la Commission des Sciences et des Arts". Partis de Toulon le 19 mai 1798, ils participeront à la campagne d'Egypte. MONGE donnera une explication scientifique des mirages en faisant appel aux lois de l'optique. Il sera nommé Président de l'Institut d'Egypte.
Rentré en France, il reprend son enseignement à l'Ecole Polytechnique. Il devient sénateur et est anobli mais la Restauration va tenter de le punir de son engagement politique : elle le prive de tous ses titres, le fait disparaître de la liste des membres de l'Institut et lui retire son poste d'enseignant.
L'œuvre mathématique de MONGE est très importante. On peut citer son célèbre Traité élémentaire de la Statique (1786) et son ouvrage principal Géométrie descriptive (1800 ).
Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1989.
Son tombeau est un cénotaphe qui comporte une chapelle à motifs égyptiens ainsi qu'un buste. Ce monument est l'oeuvre du sculpteur Henri-Joseph RUXTHIEL (1775-1837) qui fut l'élève de HOUDON et de DAVID.
Mathématicien (1746-1818)
MORRISON Jim   chanteur (1943-1971)
NEY Michel <P class=MsoNormal style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">duc d'ELCHINGEN, Prince de LA MOSKOWA
<P class=MsoNormal style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">
Maréchal et pair de France, Ministre plénipotentiaire, Michel NEY a servi dans toutes les campagnes de l'Empire. Il a été Chevalier de Saint-Louis, Grand-Aigle et chef de la 7ème cohorte de la Légion d'honneur, Chevalier de l'Ordre du Christ du Portugal.
Son nom est gravé sur un côté de l'Arc de Triomphe de l'Etoile, à Paris.
Pour s'être rallié à Napoléon pendant les Cent-Jours, il a été condamné à mort et fusillé le 7 décembre 1815 dans la clairière de la Closerie des Lilas près de l'Observatoire. En 1848, le gouvernement provisoire a ordonné l'érection d'un monument sur le lieu de l'exécution : la statue réalisée par le sculpteur Rude représentant NEY au combat, a été inaugurée le 7 décembre 1853.
Le Maréchal NEY a été enterré au cimetière du Père-Lachaise sous une simple dalle. Le monument funéraire que l'on peut voir à l'heure actuelle date de 1903.
Maréchal (1769-1815)
PIAF Édith Edith-Giovanna GASSION dite Edith PIAF
Edith Piaf est née à Paris, à l'hôpital Tenon dans le 20ème arrondissement, le 19 décembre 1915. Son père, Louis-Alphonse Gassion, était acrobate de rue et sa mère, Anita Maillard, était chanteuse lyrique. Très tôt, la petite Edith fut confiée à sa grand-mère Aïcha, alors que son père rejoignait l'armée et sa mère partait chanter dans les rues.
Au bout de deux ans, le père d'Edith la confia à sa grand-mère paternelle qui résidait à Bernay en Normandie. Après avoir passé quelques années de bonheur là -bas, la jeune Edith partit rejoindre son père l'accompagnant dans ses tournées.
Au fil des années, elle prit conscience de son talent de chanteuse : obtenant du succès, elle se mit à chanter de façon régulière aidée de sa meilleure amie "Momone". C'est ainsi qu'elle se lança dans la chanson. . A 15 ans, elle décida de se séparer de son père pour devenir autonome. En 1932, elle rencontra Louis Dupond, dit P'tit Louis garçon livreur de dix-huit ans avec qui elle eut une petite fille : Marcellle dite "Cécelle", qui naquit le 11 février 1933. Edith avait abandonné la chanson de rue pendant sa grossesse (elle avait même travaillé comme vernisseuse de chaussures). Elle reprit son activité de chanteuse et emmena la petite avec elle. Mais bientôt le ciel s'assombrit…Elle se sépara de P'tit Louis qui s'en alla en emmenant avec lui la petite Marcelle. Trop accaparée par sa lutte pour réussir dans la chanson, elle continua à chanter. Elle se mit à fréquenter les bars louches de Pigalle et le "milieu " qui y gravitait : les truands, les souteneurs, les receleurs… C'est alors que la vie lui infligea une terrible épreuve : Le 7 juillet 1935 la petite Marcelle décéda d'une méningite à l'hôpital. Une légende veut qu'Edith se prostitua à ce moment là pour la seule et unique fois de sa vie, pour recueillir les dix francs qui lui manquaient pour payer l'enterrement, à THIAIS, au cimetière des pauvres. Edith n'eut jamais d'autre enfant, ce qui fut son éternel regret. Cette disparition tragique la replongea brutalement dans une vie cahotique marquée par les fréquentations louches et la débauche. Heureusement, alors qu'elle continuait de chanter dans les rues de Belleville et de Pigalle, la chance fut au rendez-vous. En 1935, elle fut repérée par Louis Leplée, ancien artiste et directeur du Gerny's, cabaret et restaurant situé 54, rue Pierre-Charron à proximité des Champs-Elysées. Ce lieu était fréquenté par des vedettes et personnalités (Mermoz, Kessel, Maurice Chevallier…). Fasciné par la prodigieuse voix d'Edith, Leplée l'engagea sur le champ. Il lui donna un nom, "la Môme Piaf" qui signifie petit oiseau en argot, en raison de la constitution fragile d'Edith. Le succès fut immédiat et du haut de ses 1,47m elle réussit à provoquer un véritable coup de foudre pour le "Tout-Paris" de l'entre deux-guerres. Le 26 octobre 1935, le Môme Piaf participa à sa première émission de radio et en 1936 Edith Piaf enregistra son premier 78 tours, " Les Mômes de la cloche". Alors que sa carrière prenait le chemin de la réussite, Edith continuait de fréquenter le milieu. Le 6 avril 1936, celui qu'elle surnommait "Papa Leplée" venait d'être assassiné par quatre hommes armés à son domicile. Placée en garde à vue elle fut interrogée par la police et elle dut donner des informations sur ses fréquentations. La presse s'empara de cette affaire et ne fit aucun cadeau à Edith, Bien au contraire! A cause de sa popularité, elle devenait une cible idéale et bientôt la réputation sulfureuse qu'on lui fit l'éloigna de ses nouveaux amis du monde du spectacle. Edith se retrouva à nouveau au bas de l'échelle et dut chanter dans des boîtes de Pigalle. Dés cette année 1936, elle demanda secours à Raymond Asso, aventurier et ancien légionnaire qui était tombé amoureux d'elle. Grâce à lui elle reprit sa carrière ou, si on préfère, il reprit en main la carrière d'Edith : il entreprit un véritable travail basé sur une discipline de fer et une hygiène de vie ; il façonna ainsi la chanteuse qui allait devenir l'Edith Piaf que l'on connaît aujourd'hui. Raymond Asso travailla d'arrache pied à l'écriture du nouveau répertoire d'Edith. Avec l'aide de la compositrice Marguerite Monnot, il lui offrit un titre qui devint un des plus grands succès de son répertoire : Mon légionnaire. En 1937, la Môme Piaf devint Edith Piaf. Grâce à Raymond Asso, elle fut engagée à l'ABC, salle prestigieuse où elle interpréta : Mon légionnaire Le triomphe relayé par la presse fut immense. Dès lors, la carrière d'Edith Piaf reprit le chemin de la réussite : les tournées, émissions de radio, enregistrements se suivaient jusqu'à atteindre un train d'enfer en 1939. Cette année là, Edith réussit à devenir une vedette mais dans le même temps son union avec Raymond Asso prit fin. En 1939, elle rencontra un jeune chanteur débutant, Paul Meurisse, qui devint son compagnon pendant deux ans. En 1940, elle fit la rencontre de Jean Cocteau, poète et auteur dramatique qui était véritablement la coqueluche du Tout-Paris. Ce fut lui qui voulait la rencontrer. Il y eut un coup de foudre mutuel qui allait donner naissance à une grande et éternelle amitié. Cocteau écrivit une pièce en un acte et pour deux acteurs , le couple Meurisse-Piaf, Le bel indifférent. Cette pièce, cousue sur mesure, révéla le talent d'Edith pour l'art dramatique. Pour ses début d'actrice, elle obtint de nombreux encouragements à commencer par Cocteau lui-même. En 1941, Alors que son union avec Paul Meurisse se terminait, Edith Piaf fit ses débuts d'actrice au cinéma dans le film de Georges Lacombe, "Montmartre-sur-scène". Sur le tournage, Edith rencontra Henri Contet qui était journaliste et devint son nouveau parolier. A la fin de l'été 1944, elle avait presque trente ans, elle rencontra le jeune Yves Montant dont elle tomba amoureuse. Elle l'aida en prenant en charge toute sa carrière. Henri Contet lui écrivait les chansons que Montant chantait comme "Batting Joe". En 1945, Montant et Piaf furent réunis dans le film de Marcel Blistène, "Etoile sans lumière". Cette année là, elle composa toute seule un des titres les plus populaires qu'on ai jamais écrit, "La vie en rose". Au cours de sa carrière, Edith Piaf composa prés de 80 titres. En 1946, Edith Piaf fit la connaissance d'un groupe de chanteurs, les Compagnons de la Chanson. Elle les aida et enregistra un titre avec eux, "Les trois cloches" qui fut un triomphe. Elle effectua une tournée en Amérique où elle connu le succès et fit des rencontres importantes : Marlène Dietrich et surtout le boxeur Marcel Cerdan dont elle tomba éperdument amoureuse. Ces deux immenses célébrités étaient réunies par l'amour dans une histoire dont les médias se faisaient l'écho et qui allait virer au drame. Pour Marcel, Edith composa "L'hymne à l'amour" qui devint un de ses titres les plus connus et les plus interprétés au monde. Le 28 octobre 1949, Marcel Cerdan disparu de façon tragique dans un accident d'avion aux Açores. Ce drame épouvantable fut le début d'une longue période de dépression pour Edith qu'elle essaya de surmonter tant bien que mal en faisant appel au mysticisme voire au spiritisme. En 1950, elle se produisait à la salle Playel à Paris lorsqu'elle prit un certain Charles Aznavour, alors auteur-compositeur, comme "homme-à-tout-faire". Aznavour lui écrivit des titres à succès comme "Jézébel". En 1951, c'est Eddie Constantine, jeune acteur et chanteur américain, qui devint son protégé. Cette année là, elle fut victime de deux accidents de voiture. Ayant pris de la morphine pour lutter contre la souffrance, elle devint dépendante de cette drogue qu'elle consommait en plus de l'alcool. Ceci eut pour effet de provoquer, au fil du temps, une détérioration de son état de santé qui présentait déjà des signes de fragilité. Au mois de Juillet 1952, elle épousa le chanteur Jacques Pills qui était accompagné au piano par un débutant qui s'appelait Gilbert Bécaud. Suivirent des périodes difficiles où l'alcool et la drogue l'avaient conduit à suivre des cures de désintoxication. C'est ainsi que pour dissimuler son état de santé aux médias, elle resta enfermée chez elle pendant une longue période dans les années 1953-1954. Malgré tous ces passages difficiles, elle réussit à faire de remarquables enregistrements. Après s'être produite à l'Olympia en 1955 et avoir obtenu un véritable triomphe malgré ses problèmes de santé, elle s'envola pour les Etats-Unis pour faire une tournée au cours de laquelle elle chanta au célèbre Carnegie Hall de New York. Elle obtint la consécration qui fit d'elle une star internationale. Par la suite, revenue d'une tournée en Amérique latine, elle se produisit à nouveau à l'Olympia avec des titres comme "L'homme à la moto" ou encore "Les Amants d'un jour". En 1958, après une nouvelle tournée en Amérique latine, elle créa pour son passage à l'Olympia des chansons qui obtinrent un énorme succès : "La Foule" et "Mon manège à moi". 1958 fut l'année où elle rencontra Georges Moustaki qui était chanteur, et auteur-compositeur. Il lui écrivit avec Marguerite Monnot, une chanson qui allait rester dans les annales : "Milord". En 1960, un jeune compositeur, Charles Dumont, lui proposa sa chanson, "Non je ne regrette rien". Edith Piaf eut un véritable coup de foudre pour ce titre et décida de le chanter à l'Olympia au début de l'année 1961. Allant jusqu'au bout de ses forces malgré les opérations et les médicaments, elle continua de chanter envers et contre tout et connu le triomphe; il n'était pas rare qu'elle s'éffondre sur scène complètement épuisée. L'été 1961 fut celui où elle rencontra Théodophanis Lamboukas qu'elle baptisa Sarapo qui est la traduction de "je t'aime" en grec (langue maternelle du jeune homme). Ce fut le dernier grand amour d'Edith. Elle tenta de l'aider et de le lancer comme chanteur. Au mois de juin 1961, elle reçu le grand prix du disque de l'Académie Charles Cros pour sa carrière exceptionnelle. En septembre 1962 Edith Piaf se produisit pour la dernière fois à l'Olympia. Ce même mois, elle chanta devant une foule en délire du haut de la tour Eiffel pour la sortie du film "Le jour le plus long". Le 9 octobre 1962, elle épousa Théo Sarapo. Ils chantèrent ensemble en février 1963 à Bobino une chanson phare " A quoi ça sert l'amour?". En avril, Edith tomba dans le coma. Partie dans le sud de la France, elle passa les derniers moments de sa vie à Placastier, sur les hauteurs de Cannes. C'est là qu'elle décéda le 11 octobre 1963, le même jour que son ami Jean Cocteau. Elle avait déclaré: "je veux mourir et être enterrée à Paris dans mon caveau du Père-Lachaise avec ma petite fille et mon père. ". C'est la raison pour laquelle Théo emmena le corps d'Edith dans sa voiture et le ramena boulevard Lannes à Paris. Ses funérailles eurent lieu à Paris le 14 octobre 1963 en présence de dizaines de milliers de fidèles qui suivirent le cortège jusqu'au cimetière du Père-Lachaise.
Chanteuse (1915-1963)
PINEAU Christian   Politique, déporté (1905-1995)
PISSARRO Camille   Peintre (1830-1903)
PLEYEL Ignace   Musicien (1757-1831)
POPESCO Elvire   Actrice (1894-1993)
POULENC Francis   Musicien (1899-1963)
ROMAINS Jules   Ecrivain (1885-1972)
SAINT-SIMON Claude de   Ecrivain (1760-1825)
SANS GENE Madame   Epouse du Marechal Lefebvre (1753-1835)
SUCHET Louis   Maréchal (1770-1826)
AGUADO Alexandre AGUADO, riche banquier espagnol, était un mécène et un collectionneur. Il légua sa collection de peintures au musée du Louvre.
Il acquit et restaura un hôtel somptueux situé 6, rue Drouot à Paris que la ville acheta en 1849. Elle installa dans cet Hôtel AGUADO, la Mairie du IIème arrondissement puis celle du IXème qui figure aujourd'hui parmi les plus belles de la capitale.
Alexandre AGUADO repose dans un monument surmonté de deux statues de femmes et d'angelots, réalisées par Marius RAMUS (1805-1888) qui sont des représentations allégoriques de l'art ("Les Arts") et de la bienfaisance ("La Bienfaisance"). Sur le monument est apposée une plaque du gouvernement argentin en hommage au défunt.
Collectionneur (1785-1842)
BAUDELOCQUE Jean-Louis Médecin-accoucheur et membre de l'Académie de médecine, il fut conseiller de l'Académie de chirurgie et professeur à la Faculté. Médecin, accoucheur (1746-1810) 
ALPHAND Jean-Charles Ingénieur et paysagiste, ALPHAND joue un grand rôle sous le second Empire et durant la IIIËme République. Sous Napoléon III, il met en œuvre la politique du Préfet Haussmann. A Auteuil, il crée les pépiniËres et les serres qui produiront les plantes d'ornement ; il aménage le bois de Boulogne, le bois de Vincennes, les parcs des Buttes-Chaumont et de Montsouris ainsi que le parc Monceau.
Il participe aux travaux de l'Exposition Universelle de 1867 : il nivelle le Trocadéro et réalise le parc du Champ-de-Mars. Ses réalisations lui assurent une renommée qui ne cesse de s'accroÓtre. La chute de l'Empire n'affecte pas sa carriËre : en 1871 il est promu Directeur des Travaux de Paris. En 1875, il devient Inspecteur Général. Lorsque BELGRAND décËde en 1878, on lui confie en plus, la direction des eaux et des égouts de Paris. Il a alors la responsabilité de la totalité de l'espace parisien. Il conçoit, la mÍme année, le parc du Trocadéro. Il rejoint l'Académie des Beaux-Arts en 1891, année où il décËde.
Ingénieur urbaniste (1817-1891)
BRONGNIARD Alexandre-Théodore Brongniard fut l'architecte de la Bourse de Paris apellée le Palais Brongniard. Il a joué un rôle majeur dans la conception et l'aménagement originels du cimetière du Père-Lachaise : il a procédé à la transformation du terrain d'origine en cimetière.
Sa sépulture comporte une stèle réalisée en 1813 avec un bas relief qui évoque la façade de la Bourse. Cette dernière figure entre deux flambeaux auxquels est accrochée une guirlande. Au dessous on peut voir une représentation allégorique de l'architecte en deuil.
Architecte (1739-1813)
HELOÏSE et ABELARD Abélard, philosophe et théologien (1079-1142) était chanoine de Paris lorsqu'il tomba éperdument amoureux d'Héloïse (1101-1142). Il l'épousa dans le plus grand secret. Ils eurent un fils.
Pour le punir de cette "faute", Fubert, l'oncle d'Héloïse, sépara le couple et fit émasculer Abélard. Celui-ci se retira à l'Abbaye de Saint-Denis et il fonda le monastère de Paraclet (à proximité de Nogent-sur-Seine). Mais par la suite, Héloïse rejoignit Abélard et devint abesse…
Alexandre LENOIR (1761-1839), fondateur du Musée des Monuments français, fit procéder aux transferts de leurs cendres dans celui-ci.
Au printemps 1817, LENOIR fit réaliser ce monument au cimetière du Père-Lachaise en utilisant des matériaux qui provenaient de l'Abbaye du Paraclet. La chapelle de style néo-gothique qu'il fit édifier abrite aujourd'hui les gisants des deux amoureux et les réunit ainsi pour l'éternité…
Amants légendaire (1101-1164)-(1079-1142)
MAQUET Surnommé " le nègre" d''Alexandre DUMAS, Auguste MAQUET a été le principal collaborateur du grand écrivain, Auguste MAQUET fut d'abord un grand admirateur de DUMAS. Membre du Petit Cénacle, il commence sa carrière littéraire sous le pseudonyme d'Augustus Mac-Keat. Il abandonne l'enseignement pour aider DUMAS dans la rédaction de ses romans : il jouera un rôle important dans la rédaction des grands chefs d'œuvre : ainsi, la série des Mousquetaires, Les Quarante-Cinq, Le Comte de Monte-Cristo, le Vicomte de Bragelonne, la Reine Margot naissent de la collaboration des deux hommes. Cette association durera douze années (de 1839 à 1851).
Quel était le rôle de MAQUET ? Il apportait à son maître la documentation historique, le canevas. Il rédigeait un premier jet à partir duquel DUMAS écrivait ensuite le texte que l'on connaît. Après ces années de collaboration, la relation entre les deux hommes se détériorera pour des questions d'argent, MAQUET fera un procès à DUMAS pour lui réclamer les sommes qu'il lui devait…
Après cet épisode conflictuel, MAQUET poursuivra sa carrière littéraire : il deviendra un romancier populaire et publiera des feuilletons qu'il avait écrit avec DUMAS. Il sera aussi l'auteur de pièces de théâtre, de livrets d'opéra et d'ouvrages historiques. Ses œuvres ne passeront cependant jamais à la postérité.
Sur la chapelle, on peut voir son portrait sur un médaillon de bronze et sur les côtés, figure la liste des œuvres auxquelles il aurait collaboré avec Alexandre DUMAS.
Écrivain (1813-1886)
NOIR  Victor Qui était Victor NOIR ?
Yvan SALMON, dit Victor NOIR, journaliste à "La Marseillaise" s'était rendu avec Pascal GROUSSET et Ulrich de FONVIELLE auprès de Pierre BONAPARTE à son domicile d'Auteuil, pour lui demander de se rétracter au sujet d'un article provocant qu'il avait publié contre les républicains corses.
Pierre BONAPARTE, fils de Lucien BONAPARTE, neveu de Napoléon 1er et cousin de Napoléon III, était connu pour son tempérament impulsif et violent : il gifla le jeune homme, sortit de sa poche un revolver et ouvrit le feu à bout portant.
Cet assassinat provoqua une immense manifestation républicaine contre le régime impérial. Le gisant de Victor NOIR :
En 1890, DALOU (1838-1902) fut chargé de créer ce monument en partie financé par une souscription nationale. En étendant sur le sol le corps sans vie de Victor NOIR, DALOU réussit de façon saisissante à exprimer l'instantanéité de la mort.
Journaliste (1848-1870)
CHOPIN Frédéric   Musicien (1810-1849)
BARYE Antoine-Louis Barye est l'un des plus grands sculpteurs animaliers. Après avoir commencé sa formation à l'âge de 13 ans dans des ateliers d'orfèvres, il a fréquenté des peintres renommés tels que Gros et Delacroix. Bien qu'à partir de 1830 il ait bénéficié du soutien de la famille d'Orléans, il a connu, malgré tout, des difficultés financières jusqu'en 1857.
Pour trouver ses modèles, il se rendait régulièrement dans les ménageries où il dessinait aussi bien les animaux vivants que morts ou disséqués. Ce sont d'ailleurs les fauves qui ont fait son succès. Ses dessins lui servaient de modèles pour réaliser ses sculptures en bronze.
Son buste en bronze est l'œuvre de H. Moukin.
Sculpteur (1796-1875) 
BLANQUI Auguste Homme politique, révolutionnaire intrépide, Auguste BLANQUI fut surnommé "l'Enfermé" par le peuple des faubourgs en raison des longues années qu'il passa en détention. Mort à 76 ans, il séjourna 43 années de sa vie en prison et en résidence surveillée…
Il fut l'un des dirigeants de la révolution de 1848. Ses idées qu'on désigne sous le terme de "blanquisme" ont prôné la révolution contre l'ordre établi par la bourgeoisie capitaliste. En ce sens, il apparaît comme le plus fidèle interprète du socialisme révolutionnaire.
A. BLANQUI et ses disciples se proclament matérialistes et athées avec une devise : "Ni dieu, ni Maître".

Le monument funéraire de BLANQUI réalisé en 1888 par DALOU :
Financée par une souscription nationale, la réalisation de sa sépulture fut confiée à Jules DALOU (1838-1902). Ce gisant en bronze est d'une grande simplicité mêlée d'un surprenant réalisme.
Politique (1805-1881)
ROBLES  Jacob Négociant (1782-1842)
ROBERTSON Etienne-Gaspard ROBERT dit ROBERTSON
Physicien et aéronaute, inventeur du parachute, ROBERTSON fut le maître des spectacles de fantasmagorie qui le rendirent célèbre dans toute l'Europe. Il utilisait un système de lanterne magique qui projetait des plaques de verre sur des écrans de tulle et sur des nuages de fumées. Cette projection était accompagnée de trucages sonores. Ainsi, grâce à des jeux d'optiques accompagnés de scènes terrifiantes, il provoquait la panique chez les spectateurs. Il mit en scène Robespierre et Marat dans les ruines du Couvent des Capucines. Une de ses meilleures créations fut "La femme invisible".
Le tombeau : Son tombeau en forme de cénotaphe est orné de crânes ailés, de hiboux et de silhouettes fantastiques. De chaque côté, sur deux bas-reliefs, le sculpteur HARDOUIN a immortalisé, en 1837, les deux passions de cet homme hors du commun : un des bas-relief évoque l'Ascension d'un aérostat ; l'autre montre une scène de fantasmagorie. Sur chacun, le sculpteur a traduit de façon remarquable les sentiments des spectateurs.
Physicien, magicien (1763-1837)
VAILLANT-COUTURIER Paul   Journaliste (1892-1937)
VALLES Jules   Ecrivain (1832-1885)
CACHIN Marcel Marcel CACHIN est né à Paimpol, en 1869.
Après des études secondaires, il prépare une licence de philosophie. Très vite, il s'engage dans la politique et rejoint le Parti ouvrier français auquel il adhère en 1891. Très apprécié par la Direction du parti, il est désigné pour succéder à Jules GUESDE.
En 1904, il est délégué au Congrès de l'Internationale socialiste à Amsterdam et, en 1905, au Congrès qui fonde un parti socialiste unique, la S. F. I. O. (Section Française de l'Internationale Ouvrière). Secrétaire national adjoint à la commission administrative permanente du parti en 1906, il est élu député d'Alès en 1910 mais son élection est invalidée. En 1912, il est élu conseiller municipal du 18ème arrondissement de Paris et devient Député de la capitale en 1914 (mandat qu'il conserve jusqu'en 1928).
En 1917, il fait partie de la commission d'enquête que l'Assemblée envoie en Russie pour convaincre celle-ci de rester en guerre aux côtés des alliés. Revenu en 1920, il œuvre pour faire adhérer la S. F. I. O. à l'Internationale communiste.
Marcel CACHIN sera ainsi un des fondateurs du Parti Communiste Français.
C'est au Congrès de Tours (décembre 1920) qu'il fera triompher ses idées entraînant une scission entre communistes et socialistes.
Devenu Directeur de L'Humanité à partir de 1918, il siège au Comité directeur puis au Bureau politique du Parti Communiste Français qui est issu de ce congrès.
Délégué en 1928 au VIème Congrès de l'Internationale communiste, il est élu à son Comité Exécutif.
En 1935, il devient le premier sénateur communiste et soutient la politique du Front Populaire mais refuse de désavouer le pacte germano-soviétique.
En 1939, il subit la répression contre le P. C. F. et se voit déchu de son mandat de sénateur ; arrêté en 1941, il est incarcéré par la Gestapo. pendant un certain temps à la Santé. En 1942, il rejoint L'Humanité clandestine et, en août 1944, il signe l'appel à l'insurrection de Paris.
Après la guerre, il devient membre de l'Assemblée consultative puis est élu aux deux assemblées constituantes en 1945 et 1946. Par la suite, il présidera jusqu'à sa mort, les sessions d'ouverture de l'Assemblée nationale. Il décède en 1958 peu de temps après avoir reçu l'Ordre de Lénine.
Politique (1869-1958)
DELACROIX Eugène Eugène DELACROIX peintre, lithographe et écrivain est né à Saint-Maurice (Val-de-Marne).
Son père était Ministre de l'Extérieur sous le Directoire. DELACROIX débuta son apprentissage de la peinture dans l'atelier de GUERIN en 1815, puis à l'Ecole des Beaux-Arts. Il fut fortement influencé par la peinture de GROS et celle des peintres vénitiens du XVIème siècle (notamment Titien). Il étudia la peinture de RUBENS et de VERONESE au Louvre. Sa rencontre avec GERICAULT joua un rôle important dans l'orientation de son œuvre : Géricault l'encouragea à se dégager du néo-classicisme de David qui exerçait une influence dominante sur les artistes à Paris. L'influence de Géricault sur DELACROIX se fit sentir dés les premières œuvres que celui-ci exposa (Dante et Virgile aux Enfers 1822). Les années 1824-1827 représentent la période romantique de sa peinture. En 1827, il présenta douze toiles au salon parmi lesquelles figure La mort de Sardanapale. Il devint alors le chef de l'école romantique. S'inspirant de la Révolution de 1830, il peint une allégorie : La liberté guidant le peuple.
Après 1830, il changea l'orientation de son œuvre en raison de son voyage au Maroc et à Alger en 1832 et en 1833. Ce changement d'orientation fut possible grâce à la commande faite à DELACROIX cette même année 1833 : il s'agissait d'un ensemble de peintures allégoriques pour le salon du Roi au palais Bourbon. Par la suite, Il reçut d'autres commandes officielles : le plafond de la galerie d'Apollon au Louvre, les bibliothèques du Sénat et du palais Bourbon, des peintures murales dans la chapelle des Saint-Anges à l'église Saint-Sulpice et dans le salon de la paix à l'hôtel de Ville de Paris.
Il fut élu à l'Académie des beaux-arts en 1857.
Son tombeau, suivant ses dernières volontés, est un sarcophage en lave de Volvic dont la forme reproduit le modèle antique dit de Scipio.
Peintre (1798-1863)
KARDEC Allan Hippolyte Léon RIVAIL dit Allan KARDEC
Le futur fondateur du spiritisme fut attiré dès sa première jeunesse, par les sciences et la philosophie. Dès l'âge de 14 ans, en avance sur les autres, il expliquait à ses camarades les leçons enseignées à l'école par le maître. Plus tard, il réussit brillamment dans ses études : bachelier ès-lettres et ès-sciences, docteur en médecine, il présenta ensuite sa thèse. Par ailleurs, il maîtrisait les langues allemande et anglaise et connaissait le hollandais.
Au départ, Hippolyte Léon RIVAIL, instituteur lyonnais, était connu pour ses nombreux ouvrages concernant l'école. Pestalozzi étant appelé par les gouvernements pour fonder des instituts semblables à celui d'Yverdun, il avait demandé à RIVAIL de le remplacer à la direction de son école. Membre de plusieurs sociétés savantes, RIVAIL fut remarqué en 1831 pour un mémoire dont le thème était : "Quel est le système d'étude le plus en harmonie avec les besoins de l'époque ?".
Il publia de nombreux ouvrages parmi lesquels on peut citer par ordre chronologique :
- Plan proposé pour l'amélioration de l'instruction publique (1828)
- Cours pratiques et théoriques d'arithmétique, d'après la méthode de PESTALOZZI (1829)
- Grammaire française classique (1831)
- Manuel des examens pour les brevets de capacité (1846)
- Catéchisme grammatical de la langue française (1848)
En 1849, devenu professeur au Lycée Polymathique, il enseignait la physiologie, la physique, la chimie, l'astronomie.
Cependant, très tôt, RIVAIL avait été attiré par certains phénomènes : vers 1823, dès l'âge de dix-neuf ans, il se mit à étudier le magnétisme.
Le tournant décisif qui allait changer sa destinée s'opérera de 1854 à 1856.
En 1854, il entendit parler pour la première fois de tables tournantes avec M. FORTIER, magnétiseur. En 1855, il rencontra M. CARLOTTI qui lui parla le premier, de l'intervention des esprits. Il assista à une séance où il fut témoin du phénomène des tables tournantes, sautantes et courantes dans de telles conditions qu'il fut convaincu de l'existence des esprits. Il décida alors de les étudier. Désormais, il assista régulièrement à des séances qui allaient lui permettre de faire ses premières études en spiritisme. Pour lui, le seul fait de la communication avec les esprits prouvait l'existence d'un monde invisible ambiant. Un soir, son Esprit protecteur Z lui transmit un message personnel par le biais d'un médium : il lui disait qu'il l'avait connu dans une existence antérieure à l'époque des druides lorsqu' ils vivaient ensemble dans les Gaules. Son nom était alors Allan KARDEC. Comme l'amitié qu'il avait eue pour lui ne cessait de se renforcer, il s'engageait à l'aider dans la mission pour laquelle on le solliciterait. A partir de ce jour là, RIVAIL utilisa les séances de spiritisme pour résoudre les problèmes qui l'intéressaient et qui concernaient la philosophie, la psychologie et la nature du monde invisible. Il rédigea sur des cahiers ses réflexions qui prirent la forme d'une doctrine dans le but de les publier pour l'instruction de tout le monde. Il développa et compléta ces questions pour en faire son plus célèbre ouvrage : Le Livre des Esprits.
En parallèle, il donna à la doctrine qu'il exposait le nom de Spiritisme et créa la Revue spirite. Il publia d'autres ouvrages consacrés au spiritisme :
- Qu'est-ce que le spiritisme ? (1859)
- Instruction pratique sur les manifestations spirites (1860)
- Le livre des médiums (1861)
- L'Evangile selon le spiritisme (1864)
- Le Ciel et l'Enfer ou la Justice divine (1866)
- La Génèse (1868).
Il a fondé une doctrine ayant connu un succès universel.

Hyppolyte-Léon-RIVAIL - Allan KARDEC est décédé à Paris, le 31 mars 1869, à l'âge de 65 ans.
Sa dépouille mortelle avait été déposée provisoirement au cimetière de Montmartre. Suite à un accord entre Madame veuve Allan KARDEC et la Société des Amis d'Allan KARDEC, une place fut achetée au cimetière du Père-Lachaise.

Le tombeau : c'est un monument en forme de Dolmen préhistorique qui abrite un buste en bronze de CAPELLARO (1826 -1899).
Spirite (1804-1869)
MOLIERE Jean-Baptiste POQUELIN, dit MOLIERE
MOLIERE est né à Paris, en 1622. Après avoir été élève des Jésuites du Collège de Clermont, il fut licencié en droit à 20 ans. Son père, tapissier et valet de chambre du Roi, souhaitait que son fils lui succède dans sa charge, mais c'est le théâtre qui fascinait le jeune Jean-Baptiste. En 1643, il décida de devenir comédien et fonda, avec la comédienne Madeleine BEJART, l'Illustre Théâtre. Malheureusement, la troupe fit faillite au bout de deux ans et MOLIERE se retrouva en prison, pour dettes… Mais dès qu'il en fut sorti, il partit pour la province avec l'Illustre Théâtre et 13 années durant (de 1645 à 1658), de nombreuses représentations furent données. Malgré des périodes difficiles, la troupe réussit à obtenir succès et reconnaissance et elle put bénéficier du soutien de personnages importants. C'est ainsi que MOLIERE obtint la protection du Prince de CONTI, Seigneur de PEZENAS, Gouverneur du Languedoc, province qui était assez riche pour subvenir aux besoins de la troupe. Grâce à cet appui, MOLIERE put développer toute sa science de la comédie. Sous sa direction, la troupe engagea de nouveaux acteurs et fit merveille dans le registre de la comédie et de la farce.
C'est ainsi que MOLIERE se mit à écrire ses propres pièces. En 1655 à LYON et en 1656 à BEZIERS, on joua ses deux premières comédies : L'Etourdi et Le Dépit amoureux.
Deux ans après, la troupe qui avait bonne réputation revint à PARIS. Elle bénéficia de la protection de Monsieur, Frère du roi Louis XIV, et obtint la salle du Palais Royal en 1661. A partir de ce moment et jusqu'à la mort de MOLIERE, la troupe fut sous la protection du Roi qui assistait aux représentations.
En 1662, MOLIERE épousa Armande BEJART, soeur de Madeleine, qui avait vingt ans de moins que lui.
Les pièces qui connaissaient le succès étaient essentiellement les farces et les comédies-ballets. Certaines subirent la censure en se voyant frappées d'interdiction provisoire, telles Tartuffe ou Don Juan.
En 1673, alors qu'il jouait le rôle principal dans sa 4ème représentation du Malade Imaginaire, il fut pris d'un malaise et décéda en sortant de la scène.

Le monument funéraire de MOLIERE et celui de LA FONTAINE, réunis dans un même enclos, furent réalisés par l'architecte Etienne GODDE.
Auteur, acteur (1622-1673)
WALLACE Richard Richard WALLACE est né le 26 juillet 1818, à Londres. Il était le fils naturel du Marquis d'HERTFORD et de Mme Agnès JACKSON, née WALLACE. En 1824, le jeune Richard se rendit à Paris où il fut élevé par sa grand-mère. En 1842, Richard JACKSON décida de changer de nom et pris le nom de jeune-fille de sa mère : WALLACE.
En 1870, il hérita de son père d'une immense fortune. Il devint l'un des plus grands collectionneurs d'oeuvres d'art et le resta jusqu'à sa mort. Mais l'année 1870 fut aussi celle du terrible Siège de Paris par les troupes prussiennes. Au lieu de s'éloigner de la capitale assiégée pour rejoindre l'une de ses luxueuses résidences, il décida de rester pour apporter son aide à la population. Il fonda un hôpital à Neuilly, créa un service d'ambulances militaires pour les blessés, mit en place l'accueil des victimes de bombardements et organisa la distribution de vivres. L'année suivante, il proposa d'offrir à la ville de Paris cinquante fontaines d'eau potable. Il en dessina les maquettes et en confia la réalisation à Charles Auguste LEBOURG. En septembre 1872, la première fontaine WALLACE fut mise en service sur le boulevard de la Villette.
Philanthrope (1818-1890)
MICHELET Jules Jules MICHELET est considéré comme l'un des maîtres du romantisme. Cet apôtre de la République naquit à PARIS, en 1798.
Les premières années de sa vie furent marquées par la misère. Son père, artisan imprimeur, connaissait de sérieuses difficultés professionnelles et politiques. Il transmit à son fils son idéal révolutionnaire jacobin, tout en lui apprenant la composition typographique. Après des études secondaires au collège Charlemagne, MICHELET fit des études de lettres : en 1819, il obtint son doctorat ès lettres ; en 1821, il fut reçu à l'agrégation. Il commença alors à enseigner l'histoire. En parallèle à son activité d'enseignant, il se lança, pendant dix ans, dans des lectures encyclopédiques pour étancher sa soif de connaissances. Cette immense curiosité intellectuelle qu'il appelait "héroïsme de l'esprit" le conduisit à concevoir un projet pour une interprétation de la totalité des expériences humaines.
Il devint Chef de la section historique aux Archives Nationales (1831) et Professeur au Collège de France (1838).
Dans ses cours du Collège de France, Il exposa ses idées libérales et anticléricales et fut un guide, un évangéliste de la Révolution pour la génération qui allait participer aux journées de février 1848, refuser l'empire et bâtir la troisième République. Suspendu en 1848, il fut privé de sa chaire et de son poste aux Archives après le coup d'Etat du 2 décembre (il refusa de prêter serment à l'empereur). Il quitta la capitale et continua son œuvre sans relâche. Il décéda en 1874 à Hyères.
L'œuvre d'historien de MICHELET est colossale : au sein de celle-ci, on peut citer son Introduction à l'Histoire universelle (1831), sa monumentale Histoire de France (1833-1846) dont il reprit la publication de 1855 à 1867, sa célèbre Histoire de la Révolution française (1847-1853) ou encore Le Peuple (1846) qui est un portrait du peuple français. A côté de son œuvre historique, il publia des ouvrages consacrés aux mystères de la nature ainsi qu'à l'âme humaine : L'oiseau (1856), L'Insecte (1857), La Sorcière (1862).
Historien (1798-1874)